OLIVIER SUIRE VERLEY
Qu'il parle, boive, mange ou vous serre la main, le regard du peintre ne cesse de scruter . Il observe, caresse, choisit, retient .
Pour d'un coup restituer sa moisson sur la toile.
Dans le but principal de vous séduire, vous qui passez le long de ses tableaux. Et c'est fait !
Chacun s'arrête, requis, éperdu, bientôt avide : cette autre façon de voir, il nous la faut ! Chez nous, là ou l'on vit, pour ne plus jamais manquer de joie.
Oui, il est devenu urgent d'en posseder au moins une de ces toiles qui contiennent l'elixir magique, puisque, par chance, elles s'achètent, ces toiles vivaces, colorées, remuantes . L'une sera pour vous l'autre pour moi.
Mais afin d'expliquer l'incroyable attraction que ces tableaux exercent sur leur contemplateur, il faut ajouter que le peintre est un sensuel . Non content de la trirurer, sa peinture il la hume, s'y encastre. Son pinceau devenu charnel .
Son matériau animé d'une existance propre .
Quant à ses escapades en forme de lucarne sur le ciel, l'océan, elles sont autant d'ouverture sur la beauté intérieure, comme ses champs ou ses plages devenus les boulevards du rêve ... Pour ses marchés, ses fêtes populaires, elles devisent avec la lumière . Le rouge est sa couleur . Le sait-on
Mais ne raisonnons plus, abandonnons-nous aux jeux multiples d'un désir qui rejoint le nôtre, et qu'Olivier Suire-Verley sait rendre plus que présent : visible.
Madeleine CHAPSAL
Ecrivain


Le banc du Bûcheron- 1992 . 61 x 50